Votre service technique est-il un partenaire clé en matière d'économies d'énergie ?

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La Belgique a convenu avec l'Europe de réduire les émissions de CO2 de 15 % d'ici 2020 et de porter la part des énergies renouvelables à 13 %. En Flandre, de nombreuses entreprises (à forte consommation d'énergie) ont conclu un accord sur la politique énergétique, dans lequel elles s'engagent à ancrer durablement leurs efforts en matière d'énergie. En outre, toutes les grandes entreprises (non exemptées) devaient faire établir un audit énergétique pour le 1er décembre et communiquer les résultats au gouvernement flamand. Moins connue est la feuille de route européenne pour l'énergie 2050, dans laquelle l'UE vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 80 à 95 % par rapport aux niveaux de 1990 d'ici 2050. Une chose est claire : dans les années à venir, nos entreprises seront encouragées par la politique à réduire davantage leur consommation d'énergie.

 

Les services techniques aux commandes

Les services techniques ne peuvent pas se permettre de ne pas jouer un rôle dans ce domaine. Outre la fiabilité des machines, la performance énergétique des équipements deviendra le deuxième facteur majeur auquel un service technique peut/doit contribuer. La question est maintenant, bien sûr, "comment faire concrètement ?". Pour commencer, il faut s'intéresser de près à l'entretien de base. Plus précisément, la lubrification et l'alignement de précision. Les problèmes de lubrification, de désalignement et de déséquilibre sont encore à l'origine de nombreuses défaillances et ... de pertes d'énergie inutiles. L'application des meilleures pratiques dans ce domaine permet donc d'économiser non seulement du temps et de l'argent, mais aussi de l'énergie. 

En outre, je me concentrerais sur la détection des fuites d'énergie, comme celles qui se produisent dans les tuyaux d'air comprimé et de vapeur. Je suis souvent contacté par des personnes qui se plaignent de ne pas pouvoir investir suffisamment dans la surveillance conditionnelle pour la maintenance. Je conseille toujours que l'investissement dans un appareil de détection ultrasonique polyvalent peut facilement être amorti en quelques mois s'il est également utilisé pour éliminer les fuites d'air comprimé et de vapeur. 

Troisièmement, lorsque l'on remplace des composants, on peut opter pour des solutions à haut rendement énergétique. Un exemple classique est l'éclairage LED, mais il existe aussi des moteurs électriques à plus haut rendement énergétique, par exemple. Toutefois, il est important de noter ici que de nombreux moteurs fonctionnent à une charge partielle de 50 % à 25 %, et en combinaison avec un variateur de fréquence, également à des vitesses plus faibles. Les moteurs à haut rendement énergétique sont souvent sensibles à une telle configuration et, à charge partielle et à faible vitesse, ils consomment parfois plus d'énergie qu'un moteur "classique". Le remplacement aveugle des moteurs par une variante moins énergétique peut donc potentiellement entraîner une consommation d'énergie plus élevée. Alors, faites attention !

 

Le rôle de la culture

Dans de nombreuses entreprises et organisations, diverses mesures techniques d'économie d'énergie ont déjà été mises en œuvre. Il reste généralement un potentiel considérable, mais son exploitation est techniquement plus radicale et plus coûteuse. Heureusement, il existe un autre potentiel d'économies sous-exploité : le comportement des employés. Les entreprises pionnières dans ce domaine n'essaient pas seulement de réaliser des économies d'énergie purement techniques, mais investissent également dans la sensibilisation et l'implication des employés, afin de parvenir à une véritable "culture de l'énergie", par analogie avec la "culture de la sécurité". L'objectif est ici de porter une attention constante à toutes les améliorations possibles de la performance énergétique des processus. 

La raison pour laquelle il existe encore un potentiel dans ce domaine est l'observation de la grande variation de l'énergie nécessaire pour atteindre un volume de production donné. En ayant une meilleure idée de l'impact des paramètres techniques de production sur la consommation d'énergie et en l'utilisant dans le cadre d'un ajustement continu vers la "meilleure performance énergétique", on peut économiser beaucoup d'énergie (supplémentaire) à la fin du voyage. 

 

Conclusion

Les économies d'énergie seront l'un des principaux moteurs de l'activité dans un avenir proche. En tant que service technique, il est indispensable d'aider à façonner cela au sein de l'entreprise. Il est donc temps, si ce n'est pas déjà le cas, de considérer votre organisation à travers le prisme d'un "chasseur d'énergie".

 

Cadre de l'EMAB

Les responsables de la maintenance et les gestionnaires d'actifs remplissent de plus en plus le rôle de gestionnaire de l'énergie et, grâce à une politique technique bien pensée, contribuent souvent à rationaliser la consommation d'énergie dans leur entreprise. C'est pourquoi la BEMAS, avec le VIB et l'IFMA, est le moteur de l'EMAB. L'Association des gestionnaires d'énergie de Belgique est une plateforme d'échange d'expériences pour les gestionnaires d'énergie de l'industrie, du secteur tertiaire et du gouvernement. Plus d'informations sur www.bemas.org/nl/EMAB

 

 

Wim Van Cauwenberghe

BEMAS Corporate Sponsors