Sous-traiter mieux et plus?
Le résultat est que les entreprises du à cette instabilité croissante éprouve plus de difficulté pour la planification à long terme de leur production. En outre, les cycles de production sont toujours plus courts, les entreprises réduisent leur stockage (de moitié) de produits finis et nous voyons aussi une tendance vers des systèmes de production intégrés plus petits. En tout cas, pour de nombreuses entreprises, les bons vieux jours sont finis où on pouvait tout planifier à l'avance pour une longue période.
«Flexibilité», «Agilité» et «Lean» sont des concepts clés dans la gestion de la production moderne. Qui pourrait oublier ceci: un tel modus operandi exige en effet une grande disponibilité technique et la fiabilité des installations. On ne peut produire que si c’est bien rentable et que si le client le demande. Une panne provoque à ce moment là un impact financier important. Pourtant, les propriétaires d'actifs veulent que la volatilité de la production (et de revenus) se traduise également par une variabilité du budget de maintenance. Lorsque les perspectives (à court terme) de production semblent bon, il y a un budget pour la maintenance. Lorsque la production diminue, le budget de maintenance devrait aussi rapidement que possible être réduit. En tant qu’évangéliste de la maintenance, je me dois d’offrir ici quelques mises en garde, mais le fait demeure qu’en salle de direction, dans beaucoup de sociétés de production, on raisonne actuellement ainsi.
(Une partie de) la solution: la sous-traitance de la maintenance
Avec la volatilité susmentionnée comme un point de départ, la flexibilité en particulier dans la sous-traitance de la maintenanceati devient particulièrement attrayante. Dans les périodes de production rentables (où le budget pour la maintenance est disponible), il est possible qu’une (grande) partie de tâches de maintenance soient traitée par des parties externes.
Quel pourcentage de maintenance est externalisé en Belgique et aux Pays-Bas? Grâce au projet MORE4CORE *, nous pouvons présenter quelques chiffres: la réponse est en moyenne 15% du budget de la maintenance dans le secteur de l’industrie alimentaire et pharmaceutique, plus de 20% dans le secteur manufacturier et jusqu’à près de 50% du budget de maintenance dans l'industrie de type process.
Si nous savons que le budget annuel de maintenance est en moyenne d’environ 4,5% de la valeur de remplacement d'une usine, il est clair que dans la sous-traitance, les montants sont très élevés. Ce qui est très frappant, c’est que les sociétés aux Pays-Bas sous-traitent beaucoup plus leur maintenance que les sociétés en Belgique.
Mieux sous-traiter
L'étude M4C a également montré que dans la manière de sous-traiter, il y a des différences significatives entre les Pays-Bas et la Belgique. L'externalisation de la maintenance peut en effet avoir lieu de différentes façons:
- contrat en régie, où il n'existe aucun accord, et chaque heure prestée est réalisée par l'entrepreneur;
- contrat cadre de service: un contrat (cadre) avec des tarifs( horaires) fixes et le calcul après l'achèvement;
- Contrat sur base de bordereau de prix unitaires: un contrat de taux fixe pour une unité donnée de travail (par exemple par mètre carré);
- Contrat prestation de services: Le prestataire prépare et exécute toutes les activités de maintenance convenues pour une période déterminée et à un prix fixes;
- Contrat de performance: Le prestataire à la (co)-responsabilité de l’amélioration des performances d’un actif.
Il ressort de cette étude M4C qu’en Belgique qu’un quart des cas d’externalisation est contracté en contrat régie, où donc souvent les prix et les accords entre le client et l’entrepreneur peuvent changer rapidement et que l'engagement des deux parties est limité. Aux Pays-Bas, ceci n’existe encore que dans 4% des cas. Là-bas, on utilise deux fois plus souvent le taux unitaire avec un prix standard pour une performance donnée normalisée (voir figure).
Conséquences
Is het de moeite waard om te streven naar een hoger maturiteitsniveau in uitbesteding? Dit is een complexe vraag. We zien wel dat de beste leerlingen uit onze M4C-benchmark (hoge technische beschikbaarheid bij lage onderhoudskosten) net iets vaker gebruik maken van unit rate-, resultaats- en prestatiecontracten. Maar we kunnen absoluut niet stellen dat het gebruik van meer mature contractvormen, zich voor de opdrachtgever gegarandeerd vertaalt in lagere onderhoudskosten en hogere betrouwbaarheid van de installaties.
Est-utile de lutter pour un niveau supérieur de maturité dans la sous-traitance? C’est une question complexe. Nous voyons que les meilleurs étudiants d’après notre indice de référence M4c (disponibilité technique élevée à faibles coûts de maintenance) ont légèrement plus souvent recours à un tarif d’unité, des contrats de prestation de services et de performance. Mais nous ne pouvons absolument pas prétendre que l'utilisation de contrats plus matures, se traduise par une garantie pour le client par des coûts de maintenance réduits et la fiabilité supérieure des installations.
Deux autres idées qui ont émergé de l'étude: il existe une corrélation entre la taille de l'entreprise et le degré de sous-traitance. Les grandes entreprises externalisent donc beaucoup plus. Il existe aussi une corrélation avec la moyenne d'âge des employés du service technique. Plus âgée est la population des employés auprès d’un propriétaire d'actifs, plus il y a de sous-traitance.
Conclusion
“Comment voyez-vous évoluer l'externalisation de la maintenance“, est une question souvent posée. La réponse n’est pas malheureusement simple, mais si on regarde les grandes tendances: le besoin de flexibilité à travers des marchés plus volatiles, ensemble avec le «grisonnement» de l'actif et du personnel de maintenance, alors j’ose prédire aujourd'hui que la maintenance à l'avenir sera mieux et encore plus externalisée.
Wim Vancauwenberghe.
Evangeliste de la maintenance et directeur de l’asbl BEMAS
*MORE4CORE (M4C) est un projet européen autour du secteur MRO avec le soutien du programme Interreg IVB. l’asbl BEMAS est l'un des partenaires du projet. Plus d'info sur www.more4core.eu