Les cartes sont mélangées
Les représentants du peuple ont maintenant la tâche (difficile) de passer aussi vite que possible à une politique proactive.
En dehors de toutes les idéologies des partis, il est clair que nous devons nous concentrer sur la poursuite de la reprise économique. Ce qu'il nous faut, c’est à tous les niveaux, des mesures claires et réelles pour renforcer notre économie. La BEMAS, l’association belge pour les maintenanciers, souhaite attirer une attention particulière sur un climat d'investissement positif pour l'industrie. Presque toutes les provinces, régions et pays d'Europe ont des organisations telles que l'Agence Wallonne à l'Exportation et aux Investissements étrangers (AWEX) , qui essayent d’attirer les investisseurs étrangers potentiellement intéressés avec toutes sortes d’avantages (fiscaux). C’est ainsi que sont spécifiquement ciblés des projets entièrement neufs, qui à partir de zéro, donnent lieu à la création d’une nouvelle usine.
L’importance des projets d'extension des capacités existantes
Cependant, des régions intelligentes investissent dans des projets moins visibles d’extension de capacités existantes, où des installations existantes sont élargies ou remplacées en partie. C’est ainsi que par exemple, aux Pays-Bas, il y a de forte pression pour obtenir de tels projets.
La BEMAS est partenaire dans le projet MORE4CORE, qui est actuellement en cours d'exécution dans quatre pays du Nord-Ouest Européen. Un élément clef est une étude de référence sur la maintenance et la gestion d'actifs. Bien que l’étude de référence est toujours en cours, nous pouvons déjà tirer quelques conclusions intéressantes à partir des résultats préliminaires.
Dans le graphique ci-dessous, nous voyons la vie restante des installations existantes. Aux Pays-Bas, près de 7% à 10% des installations ont une durée de vie technique de plus de 30 ans, alors qu'en Belgique moins de 2 sur 10. 10% des actifs existants en Belgique sont techniquement obsolètes et 12 % atteindront ce stade dans les 10 prochaines années.
La différence entre la situation belge et la situation néerlandaise est frappante. Je ne vais pas prétendre que cette différence est due à une politique active à des projets d'extension de capacités existantes, mais d'une manière ou d'une autre, les entreprises néerlandaises qui ont jusqu'ici participé à l'étude de référence, ont abordé le problème du vieillissement des actifs d’une autre façon.
Appel à une nouvelle politique
L'industrie belge est face donc à certaines décisions très importantes concernant l'avenir des installations industrielles existantes: mettre les installations hors service et s’en séparer, les remplacer par de nouvelles installations, ou investir dans des mesures visant à moderniser le système existant et à prolonger la durée de vie.
Les résultats préliminaires de durée de vie technique restante des installations basés sur un échantillon de 120 entreprises en Belgique et aux Pays-Bas. Source: projet MORE4CORE
Appel à une nouvelle politique
L'industrie belge est face donc à certaines décisions très importantes concernant l'avenir des installations industrielles existantes: mettre les installations hors service et s’en séparer, les remplacer par de nouvelles installations, ou investir dans des mesures visant à moderniser le système existant et à prolonger la durée de vie.
Cette dernière option semble déjà très attrayante: il y a moins d'investissements en capital requis, cela permet à nos entreprises industrielles d’aller de l'avant avec une activité de production locale, et il s’agit aussi de la solution la plus durable. L’Asset Lifetime Extension (extension de la durée de vie de l'actif) peut donc mettre un arrêt à la désindustrialisation dans notre pays et former ainsi la base pour les ‘usines du futur’.
Il est grand temps de prendre les mesures politiques nécessaires qui appuieront cette forme d’ancrage durable de l'activité industrielle dans nos régions.
Wim Vancauwenberghe
Evangeliste de la Maintenance
L'étude comparative MORE4CORE est toujours en cours. Les participants reçevront un rapport personnel sur les performances et les possibilités d'amélioration en termes de maintenance. La BEMAS offre un benchmark GRATUIT aux 10 premières entreprises qui souhaitent participer via info@bemas.org en mentionnant «Maintenance Magazine».