La maintenance est innovante!
Mais pour le dire avec une boutade: Vous ne pouvez pas tirer sur l'herbe pour la faire pousser plus vite. L’innovation s’épanouit le mieux dans un écosystème où tout fonctionne de manière optimale.
Les tendances de l’innovation pour 2015
La BEMAS, l’association professionnelle autour de la maintenance et de la gestion d'actifs organise l’easyFairs MAINTENANCE à nouveau ainsi que l’Innovation Award. Sur les 37 candidatures que nous avons pour l’élection de la meilleure innovation 2015, nous avons encore pu discerner certaines tendances pour cette édition du concours.
On peut d’ores et déja dire que 2015 est en tout cas, l'année de la percée pour les Remotely Piloted Aircraft Systems (RPAS), mieux connu sous le nom de “drones”. Ces dispositifs avec quatre, six ou huit rotors sont utilisés pour l'inspection, la cartographie, la photographie et vidéographie. En les dotant de divers types de capteurs et de caméras pour, les activités profondes tradionnelles, longues et coûteuses réalisées plus efficacement. En raison du coût relativement faible de l'équipement, ces fonctionnalités avancées sont également accessibles à un public beaucoup plus large. Dans cette industrie, l'innovation se déroule de manière très rapide et arrivent sans cesse sur le marché des nouvelles applications, comme par exemple, la modélisation 3D des installations, afin de mieux se préparer les opérations de maintenance lors des shutdowns.
A côté de cela, on remarque aussi dans le monde de la maintenance technique, une percée au niveau de l’«internet des objets». Les appareils mobiles de mesure, les applications sur les smartphones et les appareils pour la mesure de la condition sont connectés via l’internet à un système central qui est responsable pour le stockage et l'analyse des données. Encore une fois ici, la vitesse, le coût financier et la facilité sont les principaux déclencheurs de vente.
Une autre grande tendance est l'émergence des ‘big data‘ pour prévoir les défaillances et la durée de vie restante. À l'heure actuelle, les premières solutions (abordables) arrivent sur le marché. Et c‘est sans doute l'un des développement clé pour les années à venir. Soyons honnêtes: quel gestionnaire de la maintenance ne rêve-t-il pas de pouvoir planifier les défaillances?
The bigger picture
L'industrie génère 80% des exportations de l'UE et est responsable pour 80% du financement pour la recherche, le développement et l'innovation. La Commission européenne reconnaît cette importance centrale de l'industrie en tant que créateur d'emplois et organisateur de toute l'économie. Maintenir et améliorer une base industrielle solide est donc la première priorité de la Commission européenne.
Historiquement, l'Europe a connu sa croissance économique la plus spectaculaire entre environ 1945 et 1990. Les taux de croissance lor de cette période est proche aujourd’hui des taux de croissance du côté de l’Asie. La conséquence de ceci est que les actifs installés en Europe deviennent obsolètes. La durée de vie moyenne de l'actif dans des secteurs tels que l'industrie de transformation et la production d'énergie se situe entre 20 et 50 ans.
Ces actifs sont de plus en plus mis sous pression d’autres régions. La crise économique a encore plus ralenti les nouveaux investissements, de sorte que la tendance est renforcée. La durée de vie des actifs doit donc être renouvelée et toujours être mise à jour de manière plus souvente et les révisions des installations existantes sont choisis au cours de la construction de nouvelles usines.
Tout cela signifie qu’on continue de mettre d’avantage l'accent sur la maintenance et la gestion d'actifs. Pour vous donner une idée: dans l'étude MORE4CORE, la dépense annuelle pour la maintenance en Europe est estimé à 450 milliards d'euros, pour un parc de machines en fonction d'environ 10.000 milliards d’euros.
Cela signifie que l'innovation dans la gestion de la maintenance et des actifs, combinée avec une transition vers les technologies propres, se révèle être un levier important pour garantir notre industrie et donc l'avenir des générations à venir. Il est donc urgent que le monde politique, l'éducation, les propriétaires d'actifs et les fournisseurs de services investissent encore beaucoup plus dans la maintenance et la gestion d'actifs.
Wim Vancauwenberghe
Evangeliste de la Maintenance et directeur de l’asbl BEMAS.