Global Maintenance Day 2026 chez EXAIL : la maintenance comme moteur de résilience industrielle
Le 9 juin 2026, BEMAS a réuni la communauté de la maintenance, de la fiabilité et de l’asset management chez EXAIL Robotics Belgium, à Ostende, à l’occasion du Global Maintenance Day. Sous le thème international « Resilience in Maintenance, Securing Reliability for the Future », un message central s’est imposé : la maintenance n’est plus une fonction qui devient visible uniquement lorsqu’un problème survient, mais une discipline stratégique qui garantit la performance fiable des assets, des installations et des systèmes critiques.
L’édition 2026 s’est déroulée dans un lieu particulièrement pertinent. EXAIL Robotics Belgium est active dans les systèmes autonomes de lutte contre les mines maritimes et développe des technologies qui doivent fonctionner dans des environnements complexes, à haut risque et souvent difficiles d’accès. Le site d’Ostende offrait donc un cadre idéal pour montrer l’importance concrète de la maintenabilité, de la fiabilité, des connaissances techniques et de la résilience.
Le Média Maintenance était également présent en tant que presse accréditée et a publié par la suite une analyse approfondie de la soirée. Cette analyse résume très bien l’essence du Global Maintenance Day : les organisations qui prennent la maintenance au sérieux ne regardent pas uniquement les machines, les installations ou les interventions. Elles tiennent également compte de la sécurité, du transfert des connaissances, de la continuité industrielle et de l’autonomie stratégique.
Une édition forte dans un lieu exceptionnel
Le Global Maintenance Day 2026 chez EXAIL Robotics Belgium a combiné réflexion stratégique et regard concret sur la pratique industrielle. Les participants ont d’abord assisté à une keynote de Wim Vancauwenberghe, directeur de BEMAS, suivie d’une présentation de Steven Luys, CEO d’EXAIL Robotics Belgium. Le programme s’est ensuite poursuivi par une visite de l’environnement de production et un moment de networking.
Cette combinaison a rendu l’événement particulièrement précieux. Les thèmes abordés pendant le Global Maintenance Day ne sont pas restés abstraits. Ils ont été immédiatement reliés à un environnement industriel dans lequel la fiabilité, la maintenabilité et l’expertise technique revêtent une importance stratégique. Dans les systèmes autonomes de lutte contre les mines maritimes, la marge d’erreur est très faible. Les assets doivent fonctionner de manière fiable, y compris dans des environnements maritimes corrosifs, avec une connectivité limitée et sous pression opérationnelle.
Pour BEMAS, ce contexte était parfaitement adapté à l’organisation du Global Maintenance Day 2026. L’événement a montré à quel point la maintenance doit aujourd’hui être comprise au sens large : de la maintenance préventive et de la gestion des pièces de rechange aux digital twins, en passant par la rétention des connaissances, la formation technique et la prise de décision stratégique.
La maintenance comme fonction stratégique
Dans sa keynote, Wim a souligné que la maintenance évolue de plus en plus d’une fonction de support traditionnelle vers un pilier stratégique au sein des organisations. Pendant longtemps, la maintenance a surtout été considérée comme un coût : nécessaire, mais souvent mise sous pression lorsque les budgets devaient être réduits. Cette vision n’est plus tenable.
Dans un monde marqué par les tensions géopolitiques, les chaînes d’approvisionnement fragiles, les défis énergétiques, la pression climatique et la dépendance croissante aux infrastructures critiques, la maintenance des assets existants devient de plus en plus importante. Construire de nouvelles installations reste pertinent, mais garantir que les installations existantes continuent à fonctionner de manière sûre, fiable et efficace est au moins aussi essentiel. Cela vaut pour l’industrie, mais aussi pour l’approvisionnement énergétique, le transport, les infrastructures, la défense et les services publics.
La maintenance crée souvent de la valeur en évitant qu’un problème ne survienne : une panne qui n’a pas lieu, un arrêt non planifié qui est évité, un incident qui ne se produit pas, ou un asset qui continue à fonctionner de manière fiable plus longtemps. Cette valeur n’est pas toujours visible dans les rapports classiques, mais elle est essentielle pour la continuité, la sécurité et la résilience économique.
La métaphore du phare
Une image forte de l’analyse de Le Média Maintenance est la comparaison entre les professionnels de la maintenance et les phares. Par temps clair, ils passent presque inaperçus, mais lorsque la tempête arrive, ils deviennent indispensables.
Cette métaphore résume bien la tension autour de la maintenance. Une bonne maintenance n’est souvent remarquée que lorsqu’elle fait défaut. Tant que les installations tournent, que les lignes de production fonctionnent et que les assets restent sûrs, la maintenance semble aller de soi. Mais derrière cette fiabilité se cachent la planification, les inspections, les interventions techniques, l’analyse des données, l’expérience et des décisions souvent prises sous pression.
Pour BEMAS, il s’agit d’un message important. Les organisations qui veulent renforcer leur résilience industrielle doivent accorder davantage de reconnaissance aux professionnels de la maintenance. Leur travail n’est pas seulement technique, mais aussi stratégique. Ils protègent la continuité des organisations, réduisent les risques et contribuent à préserver les connaissances relatives aux installations et aux systèmes.
EXAIL Robotics Belgium : la maintenance dans des conditions extrêmes
La présentation de Steven Luys a offert un aperçu unique de l’univers d’EXAIL Robotics Belgium. L’entreprise développe des systèmes autonomes de lutte contre les mines maritimes. Ces systèmes sont déployés dans des conditions où la présence humaine est dangereuse, voire impossible. La fiabilité et la maintenabilité y sont donc cruciales.
L’image traditionnelle de la maintenance, où un technicien peut accéder relativement facilement à une machine ou à une installation, ne s’applique pas ici. Les drones autonomes et les systèmes sous-marins peuvent opérer dans des environnements maritimes exposés à la corrosion, avec une communication limitée et des cycles d’utilisation imprévisibles. Certains systèmes peuvent rester longtemps en attente avant de devoir devenir rapidement opérationnels. Dans d’autres cas, ils se trouvent dans des endroits où l’inspection ou la réparation pendant l’opération est impossible.
Cela exige une autre manière de penser. La maintenance doit être prise en compte dès la phase de conception. Les performances du système ne sont pas le seul élément important. Il faut également déterminer comment le système pourra ensuite être entretenu, testé, suivi et réparé. La fiabilité, la documentation technique, les pièces de rechange, la formation et le support terrain deviennent ainsi des éléments intégrés à la conception.
De la maintenance à la maintenabilité dès la conception
Un enseignement important du cas d’EXAIL est que la maintenance ne peut pas être ajoutée après coup à des systèmes complexes. Pour les assets de haute technologie, la maintenabilité doit être intégrée dès le départ. Ce principe, souvent décrit comme maintainability by design, devient de plus en plus important dans les secteurs où les systèmes deviennent plus complexes, plus autonomes et plus critiques.
Cela ne concerne pas uniquement les applications de défense. Dans l’industrie des procédés, l’énergie, les infrastructures, le transport, la pharmacie et l’industrie manufacturière, les assets deviennent également plus complexes et plus dépendants des logiciels, des capteurs, des flux de données et des systèmes intégrés. La séparation classique entre conception, production, exploitation et maintenance devient donc de plus en plus réduite.
Pour les équipes de maintenance et de fiabilité, cela signifie qu’elles doivent être impliquées plus tôt dans le processus. Leur connaissance pratique est nécessaire pour construire des stratégies de maintenance réalistes, comprendre les modes de défaillance, dimensionner correctement les pièces de rechange et rendre les procédures de maintenance applicables sur le terrain. La maintenance n’est donc pas seulement une discipline d’exécution, mais aussi une source de connaissances pour une meilleure ingénierie et de meilleures décisions en matière d’asset management.
La maintenance prédictive et les digital twins deviennent nécessaires
L’analyse de Le Média Maintenance met également fortement l’accent sur la maintenance prédictive et les digital twins. Dans de nombreuses organisations, ces technologies sont encore considérées comme innovantes ou orientées vers l’avenir. Pour les systèmes critiques difficiles d’accès, elles deviennent toutefois de plus en plus une condition nécessaire pour garantir la fiabilité.
Lorsque les assets ne peuvent pas être facilement inspectés ou réparés, l’importance des données augmente. Les organisations doivent mieux pouvoir prévoir à quel moment certains composants présentent un risque, comment les conditions d’utilisation influencent la durée de vie et quelles interventions sont nécessaires avant qu’une panne ne survienne. Les modèles numériques, les données historiques, les données de capteurs et les connaissances techniques doivent être réunis dans une approche de maintenance qui ne se contente pas de réagir, mais qui anticipe.
Pour l’ensemble de la communauté de la maintenance, il s’agit d’un signal clair. La maintenance prédictive et les digital twins ne sont pas des objectifs en soi. Ils sont utiles lorsqu’ils aident les organisations à prendre de meilleures décisions, à réduire les risques, à structurer les connaissances et à gérer les assets de manière plus fiable.
Le facteur humain reste central
Au-delà de la technologie, le facteur humain a également été clairement mis en avant. Steven Luys a expliqué que le plus grand défi dans le développement d’EXAIL Robotics Belgium n’était pas uniquement technologique ou financier, mais avant tout humain : trouver, attirer, former et retenir les bons profils techniques.
Ce constat rejoint un défi reconnu dans tout le secteur de la maintenance. La demande de techniciens, d’ingénieurs, de spécialistes en fiabilité et de profils en asset management continue d’augmenter, alors que l’afflux de nouveaux talents reste limité. Parallèlement, une grande partie de l’expérience risque de disparaître lorsque des techniciens expérimentés partent à la retraite sans que leurs connaissances soient transférées de manière structurée.
C’est pourquoi le partage des connaissances reste une mission essentielle pour BEMAS. Les formations, les moments de networking, les cas pratiques, les prix et les événements tels que le Global Maintenance Day contribuent à rendre les métiers techniques plus visibles et à renforcer l’expertise au sein du secteur. La technologie peut soutenir la maintenance, mais sans des personnes disposant de connaissances pratiques, d’un esprit critique et d’un sens des responsabilités, la fiabilité reste fragile.
Resilience in Maintenance
Le thème du Global Maintenance Day 2026, « Resilience in Maintenance, Securing Reliability for the Future », a été rendu concret tout au long de la soirée. La résilience n’apparaît pas seulement lorsqu’une crise éclate. Elle se construit en amont grâce à de bonnes procédures, des équipes techniques solides, des données fiables, le transfert des connaissances, des stratégies de maintenance et une culture de l’anticipation.
La maintenance joue un rôle clé dans ce processus. Les organisations qui organisent correctement leur maintenance sont mieux préparées aux perturbations. Elles peuvent réagir plus rapidement, mieux évaluer les risques et utiliser leurs assets plus longtemps de manière sûre et efficace. Cela rend la maintenance pertinente non seulement pour la performance opérationnelle, mais aussi pour la durabilité, la sécurité et l’autonomie stratégique.
À une époque où l’industrie européenne est sous pression en raison de l’incertitude géopolitique, de la hausse des coûts, des tensions sur le marché du travail et des défis liés aux transitions, le rôle de la maintenance devient encore plus important. La fiabilité ne va pas de soi. Elle est le résultat de choix conscients, d’une expertise technique et d’une attention continue.
Un message plus large pour le secteur
L’analyse de Le Média Maintenance confirme la mission plus large de BEMAS : positionner plus fortement la maintenance, la fiabilité et l’asset management comme des disciplines stratégiques. Les défis visibles chez EXAIL sont reconnaissables dans de nombreux autres secteurs. Là aussi, les assets doivent durer plus longtemps, fonctionner de manière plus sûre, consommer moins d’énergie et être mieux suivis grâce aux données.
Le Global Maintenance Day 2026 a montré que les professionnels de la maintenance apportent une contribution essentielle à la résilience future des organisations. Ils veillent à ce que la technologie continue à fonctionner, que les connaissances soient préservées et que les investissements continuent à produire de la valeur tout au long du cycle de vie des assets..
Merci à EXAIL, aux participants et à Le Média Maintenance
BEMAS remercie EXAIL Robotics Belgium pour son accueil chaleureux et pour l’aperçu unique de ses activités. Nous remercions également tous les participants qui ont fait du Global Maintenance Day 2026 un moment fort et fédérateur pour le secteur.
Enfin, nous remercions Le Média Maintenance pour sa présence et son analyse approfondie de la soirée. Leur article montre clairement pourquoi la maintenance mérite aujourd’hui plus que jamais toute l’attention nécessaire : non pas comme un coût, mais comme un moteur stratégique de fiabilité, de sécurité et de résilience industrielle.
Lire l’analyse complète de Le Média Maintenance
Découvrez l’analyse complète publiée par Le Média Maintenance sur le Global Maintenance Day 2026 chez EXAIL Robotics Belgium.