Devrait-il y avoir un trou de plus ?

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En raison de la situation instable, de nombreux résidents du quartier ont dû être évacués de leurs maisons. Un tunnel ferroviaire était inondé et donc, plus utilisable à cause de la boue. Ces incidents se produisent assez régulièrement. Il y a déjà eu, ces dernières années, avec les plus importants cours d'eau à Bruxelles et à Anvers, outre les fissures, ce sont des effondrements d’égouts de plus en plus croissants ; la préoccupation et la vigilance sont donc de mises.

Parce que rien n'est plus éclairant que le langage d’un enfant, je voudrais vous rappeler l’explication de Karrowiet, le journal “jeunesse” de la VRT du 8 septembre dernier. Le journaliste en herbe, Josse Peeters, s’adresse aux services bruxellois des travaux publics et pose une simple question à l’Echevine, Els Ampe : “Dites, Els, pourquoi nos égouts sont-ils si mauvais?”.  L’Echevine connaît bien le sujet et répond : « Les égouts ont été construits il y a 150 ans et les moyens n’ont pas suffi pour les maintenir en bon état.  Aujourd’hui, malheureusement, il y a beaucoup d'égouts en mauvais état ». Cette phrase, à elle seule, pourrait faire l’objet d’une préface complète mais je ne veux pas ici refaire l’histoire.  Le petit journaliste intelligent poursuit : D’où l’argent pourrait-il provenir pour réparer cela ?

L’Echevine répond que « cet argent provient des paiements des factures d’eau et taxes payées par Maman et Papa ; malheureusement, on ne nous dit pas si Maman et Papa contribuent assez ».

Notre petit Josse poursuit courageusement : "Un tel trou pourrait-il se produire à nouveau ?" L’Echevine ne peut répondre de manière affirmative mais connaît la solution : «  Il y a beaucoup d’endroits où l’on doit réparer les canalisations et ça n’arrivera plus ». L’analyse des causes racines (RCM) de notre ami va plus loin : “Pourquoi attendre qu’il y ait un effondrement, alors qu’on pourrait réparer plus tôt ?”. L’Echevine témoigne : “Les habitants n’apprécient pas de subir des travaux dans leurs rues et ils n’imaginent pas que les canalisations soient en mauvais état”. Elle ajoute « Certains demandent même aux politiciens d’intervenir pour ne pas réaliser les travaux et ils ne réalisent pas que le problème sous terre grandit. Les politiciens ne devraient pas pouvoir décider de postposer des travaux d’égouttage même si le problème n’est pas visible à l’œil nu”.

Ce n’est donc pas compliqué.  Les questions les plus élémentaires (d’un enfant qui plus est) révèlent les mécanismes de base souvent erronés dans la maintenance. Et ces problèmes ne se produisent pas seulement au sein d’infrastructures publiques.

Si vous voulez mon avis, notre petit Josse peut très bien faire la même analyse basée sur des questions aussi pertinentes auprès de nombreuses entreprises. Peut-être cela vaudrait-il la peine de visionner cet article lors du prochain Conseil ... Et notre Josse ?  Avec quelques années de plus, peut-être un futur  Asset Manager !

 

 

Wim Vancauwenberghe

Évangéliste de maintenance

 

PS:  Aux hommes et femmes politiques, j’aimerais leur adresser quelques mots, en tant que papa qui paye les factures d’eaux et autres taxes :  Les citoyens (par conséquent, électeurs) réalisent, qu’après tant d’années de négligence, les canalisations se réparent enfin ; que les responsables, qui n’ont pas débloqués les budgets nécessaires ou tous ceux qui n’apprécient pas de voir de travaux dans leurs rues sont aveugles et inconscients.

 Il incombe aux responsables politiques d’investir suffisamment de ressources dans la maintenance et ce, en temps utile ; il est question, notamment, de la survie des installations. Le montant des factures et taxes ne devraient pas augmenter. Le citoyen paye assez de taxes, il serait bon de les utiliser à bon escient au lieu de financer ce qui n’est pas utile.  Commencer dès maintenant éviterait des retards considérables et une maintenance plus coûteuse.  Ou devrait-on encore subir d’autres trous plus conséquents ? 

 

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