Défis pour notre industrie
La maintenance est souvent un poste d'économie évident, car les problèmes n'apparaissent qu'après un certain temps. Il est alors inévitable que la productivité diminue et que les coûts augmentent. Une étude menée par la BEMAS, l'association belge de maintenance et de gestion des actifs, a montré que les entreprises qui se concentrent sur la maintenance sont jusqu'à 6 % plus productives et ont des coûts de maintenance inférieurs de 40 % sur l'ensemble du cycle de vie.
Essentiel à notre société
Dans la société actuelle, nous sommes entourés par la technologie. En limitant ou en prévenant les défaillances, la maintenance permet de limiter les nombreuses souffrances et les dommages environnementaux. Il suffit de penser à l'entretien des ascenseurs pour éviter qu'ils ne tombent. Ou des équipements de pompiers qui sauvent des vies. Ou les éoliennes qui fournissent de l'énergie verte. Un entretien plus important et de meilleure qualité ne permet pas seulement d'éviter les accidents, il a également un impact sur notre climat et sur l'utilisation des matières premières.
En tant que consommateurs, nous pouvons choisir de mieux entretenir et réparer nos objets au lieu de les jeter. Cette solution est durable, réduit les émissions de CO2 et est plus économique. On ne peut donc que se féliciter du succès des Repair Cafés.
Les entreprises se concentrent également sur l'allongement de la durée de vie des machines. Des études montrent qu'au cours des dix prochaines années, jusqu'à 40 % des actifs industriels atteindront la fin de leur durée de vie. Mais ils ne doivent pas être supprimés immédiatement. Avec un investissement limité dans la modernisation, une machine aussi obsolète peut encore durer des années. La durabilité et l'utilisation optimale des matières premières peuvent donc aller de pair avec le coût total de possession et la rentabilité.
4e révolution industrielle
Pour rester compétitifs, nous devons également investir massivement dans l'industrie 4.0. Grâce aux capteurs intelligents, qui sont connectés via l'Internet industriel des objets, nous obtenons une meilleure image du processus de production et de l'état d'une machine. Cela augmente le rendement et la qualité, et nous pouvons mieux anticiper les défaillances, ce qui permet une planification idéale des réparations et de la maintenance.
Le marché mondial de l'IIoT connaît une croissance de 40 % par an. En 2020, 50% des machines des entreprises de production seront connectées. L'Asie est évidemment en tête de liste, mais la Belgique est également sur les rangs. Tant en ce qui concerne la surveillance des conditions en temps réel que la maintenance prédictive avec l'IA, notre pays obtient de meilleurs résultats que les Pays-Bas et l'Allemagne.
Il est essentiel pour nos entreprises d'adopter les nouvelles technologies et d'y préparer tous les employés. Après tout, le grand défi de la 4e révolution industrielle n'est pas la technologie, mais les personnes qui doivent (veulent) l'utiliser de manière optimale !