Arrêts ou redressements ?
Dans toutes les grandes industries de transformation, des arrêts réguliers sont organisés pour des tâches de maintenance importantes. Alors que par le passé, la période estivale était plus souvent utilisée pour effectuer un arrêt, le printemps et l'automne sont désormais privilégiés. D'ailleurs, Anvers n'est pas la seule à être occupée : les clusters chimiques de nos pays voisins ont également de nombreux arrêts en cours. C'est donc le bon moment pour se pencher sur le phénomène des arrêts de travail...
Plus qu'un arrêt
Un arrêt nous donne l'occasion de réaliser toutes sortes d'activités sur l'installation qui ne peuvent avoir lieu pendant la production normale. Pensez aux gros entretiens, aux remplacements, aux inspections obligatoires et à la régénération des catalyseurs, mais aussi aux projets industriels de désengorgement, d'extension ou de renouvellement de l'installation. La production est donc arrêtée jusqu'à ce que les travaux soient terminés, puis redémarrée. Dans nos régions, nous parlons souvent d'un arrêt, mais en fait, un redressement est un meilleur terme. Un redressement correct commence bien avant l'arrêt réel et se poursuit pendant une certaine période après le redémarrage ou la fin des travaux prévus. La "fermeture" n'est donc que la phase d'exécution du processus de redressement. À propos, saviez-vous qu'un revirement dans le langage courant signifie " revirement ", " revirement " ou encore " revirement " ? Les anglophones parlent également d'un "quick turnaround", qui signifie autant qu'un retournement rapide. Vous comprenez donc immédiatement quelles sont les attentes...
Pas si simple...
Une révision comprend donc le cycle complet des travaux préparatoires, l'arrêt effectif et l'exécution des travaux, jusqu'au redémarrage inclus. Les personnes intelligentes procèdent également à une évaluation approfondie d'un arrêt précédent et tiennent compte des enseignements tirés lors de la préparation de l'arrêt suivant.
Après tout, les révisions et les arrêts sont coûteux et complexes. Les coûts peuvent s'élever en quelques semaines à la totalité du budget d'entretien d'une année. Non seulement le travail proprement dit coûte de l'argent, mais la perte de production doit également être prise en compte. La pression sur les coûts est donc visible et peut être ressentie immédiatement. Il est inacceptable que le travail soit retardé. Une préparation minutieuse de l'arrêt est donc un investissement rentable. Une organisation complète est mise en place ou un entrepreneur principal est désigné pour s'occuper de tous les préparatifs.
Cependant, les avantages d'un redressement, tels qu'une fiabilité accrue, l'intégrité de la production, la réduction du risque d'arrêts d'urgence, sont souvent moins tangibles. Il existe donc un risque réel de procéder trop hâtivement lors de l'arrêt, au détriment de la fiabilité de la production par la suite. En bref, un redressement est un exercice d'équilibre délicat. La clé du succès est de commencer à temps avec une préparation minutieuse, une bonne définition du travail à effectuer (portée), un gel de la portée bien respecté et une assurance qualité étendue.
Les bons partenaires
Le fait que de nombreuses personnes effectuent des travaux intensifs (maintenance) sur la même installation pendant une courte période ne comporte pas seulement des risques financiers. C'est aussi une période particulièrement risquée en termes de sécurité. D'autant plus qu'il est souvent fait appel à des contractants externes. Ils ne parlent pas toujours la langue de travail et ont parfois une culture de la sécurité très "différente". En outre, la manière dont la zone du site est organisée contribuera également à déterminer le niveau de sécurité attendu. En faisant appel à des sociétés de location spécialisées, on peut donc non seulement économiser sur le coût logistique total et le délai d'exécution d'un arrêt, mais aussi augmenter la sécurité sur le site. Bien entendu, le choix de l'entrepreneur déterminera aussi largement les résultats en matière de sécurité et la qualité du travail fourni. Comme expliqué plus haut, cela détermine à son tour la véritable rentabilité du redressement : la fiabilité opérationnelle dans les mois et les années qui suivent l'arrêt ! Les inconditionnels du prix sont prévenus : si vous payez des cacahuètes, vous aurez des singes...
Je vous souhaite beaucoup de plaisir à lire ce numéro thématique sur les fermetures et les redressements...
Wim Vancauwenberghe
Évangéliste de la maintenance